

Exemple du site de La
Cassière
Barrière piège 2010
La barrière piège est un
aménagement
provisoire qui permet de sauver certains
amphibiens migrateurs
en évitant leur écrasement sur les routes.
Ainsi, les crapauds communs hivernent dans des zones boisées et
rejoignent, au alentour du mois de mars,
un lac ou un étang pour se
reproduire.
Leurs effectifs peuvent alors subir de très fortes pertes par
écrasement lorsque le flux migratoire les conduit à traverser des axes
routiers.
Le but de la barrière piège est de bloquer les
amphibiens avant la traversée de ces axes, afin de les faire passer de
l’autre côté sans aucun risque. Ce procédé permet ainsi de sauver
jusqu’à des milliers d’animaux à chaque migration.
Le système est
simple : il s’agit d’installer une
bâche
d’environ 50 cm de hauteur sur une longueur déterminée selon la zone de
migration des amphibiens. Elle doit être tendue et enterrée à sa base
dans le sol.
Le long de cette bâche sont positionnés des seaux avec
un espacement d’une vingtaine de mètre (voire plus resserré pour les
zones à fortes migrations).
Quand
les amphibiens arrivent au niveau de la bâche, ils la longent, espérant
trouver un passage qui leur permettra de continuer leur chemin en
direction de leur lieu de reproduction habituel. Et c’est ainsi qu’ils
finissent par tomber au fond d’un seau… et se retrouvent prisonniers
jusqu’au petit matin !
La barrière piège est mise en
place juste avant la période de migration et retirée lorsque celle-ci
se termine, les trous de capture étant alors rebouchés.
Voir la fiche «
méthodologie
de montage de la barrière piège ».
Pour la collecte des amphibiens, de nombreux bénévoles
passent chaque matin
afin de récupérer les animaux piégés dans les seaux. Certains jours,
c’est la déception, car en fonction des conditions climatiques (par
exemple des températures nocturnes négatives ou des chutes de neige),
les seaux sont vides, aucune migration n’ayant eu lieu.
Lors de
cette opération, les amphibiens doivent être parfaitement identifiés,
sexés, et bien sûr comptés. Toutes ces informations sont compilées sur
une fiche
de notation journalière.
Les amphibiens sont ensuite emmenés directement sur leur site de
reproduction dans des caisses transparentes (viviers).
En parallèle, sur certains sites comme celui de La Cassière,
un comptage des amphibiens
écrasés sur les routes peut être effectué.
En effet, sur ce site, certains amphibiens hivernent en dessous du
chemin sur lequel est installée la barrière et ne sont donc pas
interceptés par celle-ci, d’où des écrasements inévitables.
Cette
deuxième opération permet d’estimer au mieux la population d’amphibiens
présente sur le site mais aussi de juger au mieux la pertinence de
l’opération de sauvetage réalisée sur plusieurs années.
Rapports scientifiques
2006 2007 2008